Sexualité, société et progrès... Qu'en pensez-vous

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Sexualité, société et progrès... Qu'en pensez-vous

Bonjour,

Je me posais des questions à propos de de votre ressenti en tant que minorité ou majorité sexuelle au sein de la société ! Comment vous sentez vous au sein de notre société ? Vous qui êtes en accord avec votre nature et vous meme ? Ou Non !
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Yop,
pour ce qui est de l'orientation sexuelle (homo dans mon cas), j'ai la chance d'avoir un entourage, milieu et mode de vie qui me fait pas sentir en minorité (enfin, minoritaire je le suis par le nombre, mais on me renvoie jamais à mes préférences hors contexte !).

Pour ce qui est de l'orientation "sentimentale" (plutôt aromantique dans mon cas, un peu le même "combat" que les asexuels mais sur l'autre axe), c'est plus compliqué car ça reste encore quelques chose de très méconnu, pas du tout représenté et malgré ma tranquillité sur le fait d'être homo, je sens ce décalage, comparé aux autres lesbiennes qui ne sont pas aromantiques (les "normales"). Du coup ça fait un peu comme une minorité dans la minorité, l'aspect méconnu à l'avantage que ça se lit pas sur ton front donc on va pas te faire du harcèlement ou autre, mais ça rend "l'accord avec sa propre nature" plus semé d'embûches, surtout quand c'est pas tout noir ou tout blanc et que t'as quand même quelques nuances dans ton asentimentalité, tout en sachant que tu rentrera pas dans le ressenti que 99 pourcent des gens ont dans une relation... ou l'idée que j'me fais de leur relation via le prisme des chansons d'amour, du cinéma, des déclarations enflammées sur les réseaux sociaux etc, qui forme l'image que j'me fais du "couple amoureux normal" et auquel je n'adhère pas.

Voilà voilà (comme je pars du principe que l'énorme majorité des gens mettent l'aspect sentimental dans la question de l'orientation sexuelle, j'ai répondu au deux ^^)
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héhé bonne question effectivement... Je suis gay, je fais parti d'une minorité (oui environ 10? la population en arrondissant a l'exces c'est une sacré minorité). Mais je m'en fiche un peu, je vois pas ou est le problème. L'essentiel c'est d'etre bien comme on est et d'etre heureux. Et puis comme minorité on est pas si mal que ca, on est plutot bien représenté (enfin c'est relatif...). Perso je suis content et fière d'etre comme je suis, et j'ai envie de dire que ca me rend encore un peu plus unique ;) et dans la vie de tout les jours meme si mon coming out s'est pas tres bien passé les mauvais effets sont quasiment partis donc j'ai pas vraiment de soucis a me faire. Et mes amis sont ultra ouvert (bi pour la plupart, ca aide). Donc concretement j'ai pas l'impression de vivre dans une minorité meme si je sais que c'est effectivement le cas
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Bonsoir,

Je pense que l'on peut trouver des réponses très différentes à cette question selon le caractère de la personne et son milieu d'origine. Assumer son orientation sexuelle lorsque l'on a des tendances différentes de la majorité est d'autant plus difficile lorsque la tradition familiale ne l'accepte pas ou que l'entourage (connaissances, camarades, collègues... etc) est assez frileux sur la question. C'est aussi difficile lorsque l'on est timide et que la pression sociale renforce l'inhibition.

Je viens pour ma part d'un milieu assez conservateur. Mon père a toujours aimé plaisanter sur ce qu'il appelle pédés, pédales, tantouses et j'en passe. J'étais par ailleurs autrefois scolarisé dans un lycée privé catholique au style petit bourgeois pas forcément très ouvert sur la question (je n'ai pu rencontrer des gens un peu plus tolérants qu'une fois arrivé en prépa).

J'ai donc fait "un coming out par morceaux" sur plusieurs années en essayant de faire le tri entre les personnes à qui je pouvais le dire et celles à qui je ne pouvais pas. Certains de mes amis le savent depuis six-sept ans. Mais mon père ne l'a appris qu'il y a un, an au moment où j'apprenais que j'étais pris en école d'ingénieur (la bonne nouvelle a fait passer la pilule). Et mon meilleur ami par exemple n'a été informé que très récemment, car je pensais jusque là que l'annonce de la nouvelle allait le choquer (et comme prévu, cela s'est produit).

En somme, j'ai eu une très mauvaise expérience de la question principalement parce que je n'étais pas entouré de personnes tolérantes. J'ai même cru il y a quelques années que j'étais "le seul de mon espèce" alors que je tombais amoureux de mecs hétéros et que mon entourage soupçonneux s'en moquait.

Fort heureusement, les choses évoluent quelque peu depuis que je m'éloigne de mon milieu d'origine mais un lourd passé ne s'oublie pas et rappelle en remontant à la surface que je fais effectivement partie d'une minorité. J'ose espérer que la plupart des personnes LGBT+ s'en sortent mieux que moi.
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41 remerciements
C'est une bonne question.
Une minorité rejetée par la société et ayant un nombre significatif ne peut pas faire l'économie d'être solidaire, je suis donc solidaire. Et ceci d'autant plus qu'il y a beaucoup de souffrance dans cette minorité.
Pour autant je ne partage pas beaucoup de leurs codes, les codes ne sont pas ma tasse de thé.

Quant à la question d'être en accord avec ma nature, je ne l'ai pas choisie et il n'y a pas beaucoup de choix, c'est à prendre et vivre avec ou à laisser. Plutôt que se lamenter sur son sort il vaut mieux faire avec.

Par contre je reconnais que les gens qui se heurte à leur entourage en souffrent beaucoup, surtout lorsqu'ils sont jeunes, et pas encore indépendant. Personnellement j'ai acquis très tôt une certaine indépendance, sans doute pour échapper aux contraintes familiales habituelles. Comme mon copain fonctionne sur le même mode on s'entend bien.

Après je ne conseille pas nécessairement de faire de même, lorsque la famille et la société sont tolérantes on a aussi des devoirs envers eux.
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Citation de Pantix
Bonjour,

Je me posais des questions à propos de de votre ressenti en tant que minorité ou majorité sexuelle au sein de la société ! Comment vous sentez vous au sein de notre société ? Vous qui êtes en accord avec votre nature et vous meme ? Ou Non !


Hello Pantix

Mon ressenti par rapport à la société en raison de la minorité sexuelle (homo) à laquelle j’appartiens ? Alors honnêtement je n'ai pas réellement de ressenti particuliers pour la bonne et simple raison que je ne me suis jamais senti appartenir à cette communauté... J'ai toujours vécu "hors-milieu", déjà parce que je n'aime pas être enfermé dans une case, j'estime que j'existe au-delà de mes préférences et je n'ai jamais envisagé que mes seules préférences devaient permettre aux autres de me définir... Je ne suis pas homo... je suis simplement "moi" avec une particularité homo, tout comme une autre peut être d'avoir les yeux bruns ou d'être franc....

Dans cette société je sais que mes préférences peuvent heurter certaines personnes mais j'ai toujours estimé que :
1- ce que je fais de mon corps me concerne
2- je n'ai pas besoin d'étaler ma sexualité (ou mes préférences) dans la rue, cela relève pour moi de la stricte intimité car je n'ai pas besoin d'exister aux yeux des autres parce que je suis homo... (Le fait d'être pudique doit aider aussi).
3- mes proches sont depuis bien longtemps au courant et cela n'est source ni de conflits, ni d'étalages...

Après bien évidemment j'ai conscience des luttes passées (actuelles et même futures) de la communauté, je sais aussi que c'est grâce à certains "ancêtres" que les choses ont pu évoluer mais comme dit plus haut je me sens totalement en-dehors de ces mouvements communautaires.... Je reste d'ailleurs assez mitigé sur leur manière d'être, de fonctionner (mais c'est un autre sujet).

Je ne sais pas si mon propos t'apporte une quelconque réponse ...mais je pourrais développer beaucoup d'idées et risquerai de partir dans du hors-sujet.....

Peut-être as-tu des précisions à donner ?
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15 remerciements
Perso je me sens pas en minorité, je me sens plutôt bien.
Par contre ce qui me gonfle/chagrine un peu, c'est que plus on avance dans le temps, plus on invente des termes pour certaines situations ... Par exemple Asexuel, cisgenre, aromantique (que j'ai vu au-dessus), Transgenre, unisexuel et énormément d'autres ...

Je trouve ça triste de tout le temps vouloir nommer n'importe quoi, ça créé encore plus de barrières entre nous ... mais bon
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Citation de Superpositoire
Perso je me sens pas en minorité, je me sens plutôt bien.
Par contre ce qui me gonfle/chagrine un peu, c est que plus on avance dans le temps, plus on invente des termes pour certaines situations ... Par exemple Asexuel, cisgenre, aromantique (que j ai vu au-dessus), Transgenre, unisexuel et énormément d autres ...

Je trouve ça triste de tout le temps vouloir nommer n importe quoi, ça créé encore plus de barrières entre nous ... mais bon


Je partage pleinement ton ressenti, avis.... A croire qu'il faut faire d'une "simple" particularité l'identité unique et totale d'un individu....comme si pour avoir le droit d'exister il fallait forcément se coller une étiquette.... (sur le front au mieux !). Mais en même temps si cela peut rassurer certains sur leur existence, leur identité d'être une étiquette...pourquoi pas, c'est un choix, un droit....
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Comme l'a dit VictorL, je pense que l'acceptation dépend beaucoup du milieu dans lequel on évolue. Perso, je travaille dans la recherche, un milieu où les gens ont fait beaucoup d'études, et je n'ai jamais eu de problème avec l'acceptation de ma bisexualité. Sans le crier sur tous les toits, quand je fais référence à mes amours ou quand je prend position sur des sujets LGBT*, personne ne fait de bonds.

Pour répondre à Superpositoire (très bon pseudo, au passage ^^), j'ai déjà eu une discussion à ce sujet avec un ami militant LGBT*. Moi, je rêve du jour où on n'aura plus besoin de ces petites étiquettes LGBTQIPKAAH* et qu'on pourra juste dire « je suis HUMAIN » et être accepté dans toute son unicité. Mais en attendant, c'est vrai que ces étiquettes peuvent aider pour comprendre ce qu'on est, pour s'identifier et pour permettre aux autres de comprendre aussi. Donc je pense que ce n'est pas triste. Après, que ces étiquettes deviennent des barrières est une autre chose et là, je partage ta tristesse.
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Étant citée, jdirais pas que jme sers d'une étiquette pour vivre à travers (d'ailleurs j'en parle très peu IRL), mais c'est plutôt utile pour (s')expliquer un concept quand tu rentres pas dans ce qui est majoritairement attendu, surtout dans une relation. Ces mots "aromantique" "asexuel" etc sont peut-être récents, mais ça décrit des ressentis réels pour certain-es, après y'a toujours moyen d'expliquer quelques chose sans utiliser l'étiquette. Quelqu'un qui connait pas du tout ce genre de terme, jvais détailler et utiliser le moins de mots "catégorisants" possibles.
Bref c'est utile, mais ça peut avoir des dérives si tu te définis seulement par ça je suis d'accord.. Pour moi un adjectif devient une étiquette enfermante quand c'est les autres qui te la collent, OU que c'est toi-meme qui te met à mettre les autres dans la case "gens normaux" en opposition à toi, comme je l'ai maladroitement fait plus haut avec l'histoire des "lesbiennes normales"
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J'ai bien lu vos interventions.
Personnellement, les gens veulent tellement se sentir exister ou reconnu qu'ils inventent des termes ...

Après ce n'est que mon avis mais je trouve ça triste ce sentiment de vouloir se faire reconnaître, ce besoin d'attirer l'attention sur soi-même.

Mais bon, bref xD
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Je ne pense pas que mon intégration dans la société se base sur ma sexualité, bien que certains sont victimes de discrimination à l'embauche à cause de leur homosexualité, et encore il faut le savoir quand on est victime de cela, car c'est souvent dur à prouver.

Tant que tu travail, tu paies t'es impôts, que tu respecte les lois de notre république, et que ta liberté d'action et de pensée s'arrête la ou commence celle des autres alors pour ma part on est parfaitement intégrer dans la société.

:)
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